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jeudi 30 octobre 2014

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The parisianer, les couvertures d’un magazine imaginaire


Date: 6 novembre 2014
Collection: -
Edition: 10 / 18
Genre: document
Prix: 18,90 €

Présentation de l’éditeur

Paris vu par 130 artistes. Imaginez un magazine parisien, THE PARISIANER. À quoi pourraient ressembler ses couvertures, et quelles histoires originales raconteraient-elles sur Paris ? À travers une image, la couverture de ce magazine imaginaire, plus d’une centaines d’ illustrateurs ont été invités à exprimer leur vision de Paris : poétique ou caustique, décalée ou réaliste… Paris est abordé sous tous ses aspects dans ce livre passionnant et surprenant. Les couleurs du Pompidou, la pluie sur Notre-Dame, les touristes et les parisiens, le métro bondé…The Parisianer célèbre de façon inédite et audacieuse la beauté de cette ville éternelle, dont on tombe toujours amoureux.

Avis de Marnie

La présentation est très bien faite et tout est dit. Alors, autant parler de mes propres impressions. J’aime beaucoup l’idée même de ces impressions de Paris, qui jouent avec les clichés, tout en mêlant un vrai réalisme plus sombre, plus lucide. Couleurs, coups de traits rageurs, ou soulignant la beauté des monuments, la futilité du shopping, les parisiens qui courent, les touristes qui flânent, les pauvres, les riches, les bobos, les gens qui travaillent, les enfants qui courent, les nuits de fêtes, les nuits de tristesse et de solitude...

L’ensemble donne l’impression d’une ville qui continue de bouger, de s’embourgeoiser, de s’endormir... et soudain un réveil au bord d’une fenêtre, où l’on regarde les toits, d’une chambre sous les combles. les grands noms, Victor Hugo, Robespierre, Napoléon, succèdent aux anonymes, quartiers riches entrecoupés de stations de métro populaires, une scène stéréotypée de parisienne chics et choc, à des messieurs et mesdames tout le monde, les écouteurs rivés dans les oreilles, le regard dans le vide , alors qu’une seule femme regarde avec un sourire rêveur, à travers la vitre du métro aérien...

Le nombrilisme de touristes qui se photographient eux, oubliant la tour Eiffel à côté d’eux, au groupe de japonais ressemblant furieusement à des grévistes qui défilent... Le pire, le meilleur, le fantasme, le réalisme, tout y passe, tout s’entremêle, la fête et le sordide, le jour et la nuit, les musées et les scènes de rues, les couleurs les plus vulgaires de restos rapides, au noir et blanc pluvieux d’un triste bord de Seine. Nous ne nous lassons pas de tous ces différents regards, ces angles, ces détails qui tuent, qui amusent, qui émeuvent...

Et pour finir parlons du plus important : le talent. Il faut saluer l’inspiration, les "à la manière de", ces traits de crayons qui transcendent les impressions, dures, acides, tendres... On sent le rejet, le dégoût même, où les visions laudatives, lumineuses, chaleureuses. Paris ne peut laisser indifférent ! Toutes les saisons y passent, cela donne à celui qui regarde l’impression d’un mouvement perpétuel, d’une évolution inéluctable, entre un passé qui semble éternel et une modernité pas toujours franchement heureuse, mais souligne la vie !

Les artistes ont encore du talent à Paris !

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