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samedi 22 novembre 2014

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Le bad boy….

Le bad boy est sans doute le héros le plus fréquent dans la romance d’aujourd’hui car il est toujours comme ça pour une bonne raison.souvent très triste et émouvante. Ils sont tellement nombreux ces temps-ci qu’il faudra certainement plusieurs de ces petites fiches mémos pour en faire le tour. Car le bad boy se décline dans plusieurs versions. Rares sont les vrais méchants parmi eux mais ils sont très bien incarnés par plusieurs personnages que la romance américaine multiplie ces temps-ci. Si en France, nous sommes encore relativement épargnés, préparez-vous à l’invasion du trio vainqueur : biker/rocker/boxeur. Mais nous y reviendrons et bien-sûr, nous n’avons pas fait le tour de la question loin s’en faut car il y a de vrais bad boys, méchants, criminels, mafieux et autres...

Qualités : par définition, il en a peu, ou elles sont peu apparentes parce qu’un bad boy qui aide les vieilles dames à traverser la rue et font du bénévolat, ça tue un peu l’image ! Mais il en a !

- Il est pudique. Enfin pudique… pas avec son corps qu’il expose généreusement sur les couvertures des livres dont il est le héros ! Il a souffert, souvent énormément, ne croyez pas qu’il va en parler ou s’en servir pour s’éviter des ennuis ( qu’il collectionne). Non, il se tait et ne parle que lorsqu’il a une confiance absolue, c’est à dire quasiment jamais. C’est pas gagné !

- Il est loyal et jamais cruel. Il est capable de prendre des décisions bien dérangeantes, de frapper fort y compris sur des gens innocents mais il ne veut jamais faire la mal gratuitement. Quand il agit c’est souvent pour servir quelqu’un ou faire payer quelqu’un. Pas de la limite après ça.

Défauts : c’est l’inverse, la liste est loooonnngggguuueee...

- Il est agressif comme un pitbull nourri au yaourt. La vie ne lui a pas fait de cadeau, c’est un survivant. Si il est là c’est parce qu’il s’est battu pour cela donc ne lui demandez pas de changer. Il est du genre à frapper d’abord et parler ensuite. Aucune carrière dans la diplomatie pour lui.

- Il est grognon, mutique, sombre et a tendance à la mélancolie. Il a déjà été fait référence à son passé pénible, cela n’a rien d’étonnant mais c’est évident qu’il n’est pas du genre à animer vos soirées par son bonne humeur. Il a plutôt tendance à les plomber.

- Il est souvent addict à quelque chose ( voire plusieurs) : alcool, cigarettes, drogues , sexe. Imaginez celui qui cumule les quatre...oui, oui, ca existe.

- Il jure, parle très mal. Il emploie le mot « fuck » en anglais absolument partout. Bref, c’est le genre de personnage qui fait s’interroger les lectrices françaises effarouchées qui trouvent vraiment qu’il parle très mal.

Caractéristiques physiques

- Il a en général une impressionnante taille, des muscles qui les ont tout autant et un air patibulaire qui vient complété le tout. Avec tout cela, vous vous dites que l’héroïne est complètement idiote d’aller fricoter avec cela ? Oui, bien-sûr mais voilà... l(attrait du bad boy est précisément là. C’est un Heathcliff : on le sait border-line, capable de tout, doté d’une beauté ténébreuse et rude … Vous commencez à frisonner ? C’est exactement l’effet du bad boy !

- Il est tatoué, parfois complètement, de la tête au pied, du sol au plafond. Le tatouage est devenu une banalité mais le bad boy en a plus que les autres, ils font plus peur que les autres. Les tatouages c’est son armure à lui ou/et sa façon de communiquer. Chaque tatouage a un sens, passe à un endroit particulier de son corps.Et puis, surtout... surtout, il est piercé. Là aussi, c’est intéressant car il en a partout...mais partout... cela permet de faire de sacrées découvertes sur jusqu’où ça peut aller se placer. La présentation de ces héros ne seraient pas la même si je ne soulignais pas que le bad boy a de quoi soutenir la comparaison avec tous les autres dans ce domaine !

- Le bad boy ne porte pas de costume cravate. Ces dernières il s’en sert pour autre chose si ça lui tombe sous la main : nouer ses cheveux, attacher quelqu’un. Autour de son cou, ça a tendance à l’étrangler. Le bad boy porte des boots, des jeans, des tee-shirts, la capuche sur le crane ou le petit bonnet...Pas le style des milliardaires élégants du tout !

- Il a une morale un peu élastique... normal c’est un bad boy mais en fait ils ne sont jamais amoraux. A de rares exceptions, ils sont loin d’être les plus méchants

Qu’est-ce qu’il fait dans la vie ?

- Pas de métier dans un bureau, ca c’est sûr. Attention, on a quelque mélanges intéressants d’avocat badboy,exception qui confirme la règle, le mélange est détonnant ! de Le bad boy n’a pas forcément de métier bien défini d’ailleurs. Mais en général, c’est un métier où il n’a pas de patron. Le bad boy a du mal avec ça. Après, le panel est très large mais on voit revenir avec insistance chez les bad boys quelques professions : il est tatoueur ( ah ben oui, il en a , il baigne dans ce milieu et le bad boy peut être un artiste lui-même), il est barman ou propriétaire d’un bar où viennent boire d’autres bad boys !

- Et puis, il y a les métiers où il faut être un bad boy : le biker. Ce modèle apparaît pour la première fois en français en janvier sous la plume de Madeline Sheehan avec Indéniable mais sinon c’est inconnu. Aux US, il sort une série biker par semaine au moins. La plupart ne valent même pas un coup d’oeil d’ailleurs. Et puis, il y a le boxeur surtout des MMA c’est à dire celle avec le moins de règles et le rocker, le bad boy par excellence, souvent addict.

- Ces personnages flirtent tous plus ou moins avec la légalité sans jamais aller très loin mais il existe une catégorie de vrais bad boys, membres de la mafia ou de gangs, anciens tôlards, tueurs à gages... La tendance actuelle serait d’ailleurs à avoir de plus en plus de très vilains personnages qui ne sont pas des innocents du tout. Le vrai talent de l’auteure est de nous faire

Son contraire :

- Et bien, tous les autres. Le bad boy est un solitaire, qui trimballe son spleen donc il est tout seul dans son coin, contre le monde entier...mais l’héroïne est là...Ce genre de héros joue sur la corde « je le sauverai même malgré lui » et on a toutes ce fantasme au fond de nous même si cela arrive pour de vrai c’est l’enfer !!

- Intéressante perspective : il y a des bad girls, c’est plus rare mais cela existe. Elles sont vaguement différentes, tatouées, rebelles, addicts aussi, libérées sexuellement. Elles sont assez rares en français actuellement mais il y en a. Il en arrive une en français chez Hugo romance sous la plume de Tucker.

Des noms !

Il y a abondance... trop de choix...

- Bad boy de Helena Hunting même si contrairement au titre du roman ce n’est pas le pire bad boy du monde mais alors questions tatouages ( et piercings) … ca se pose là !

- Enfièvre-moi de A.L. Jackson : passez au-delà de ce très mauvais titre et concentrez-vous sur un bad boy en mode dépressif

- Indéniable de Madeline Sheehan : il arrive en janvier mais Deuce est un vrai bad boy, qui ne respect pas grand chose et ne ménage pas l’héroïne

- Fight for love de Katy Evans : Remi... bien-sûr, la bête humaine, pas si bad boy que ça non plus, au fond...

- Les boxeurs de Lori Foster, la série n’est pas géniale mais il ya quelques intéressants spécimens !

- Il arrive aussi des bad boy notamment ceux de la série de Jay Crownover avec le premier dénommé Rule ( titre du livre aussi)

- Il y aura aussi les rockers de Kylie Scott chez Lattès ( ils ne le sont pas tous mais il y a de sacrés spécimens !)

Quant à la vo, elle en regorge...

Nous reviendrons sur certains d’entre eux et notamment la fameux trio i à la mode avec la présentation de quelques séries et auteurs emblématiques.

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