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mercredi 7 janvier 2015

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Les invasions quotidiennes de Mazarine Pingeot


Date:4 mars 2014
Collection:
Edition:Juillard
Genre: roman chick-lit
Prix: 19,00 €

Résumé de l’éditeur

Depuis quelque temps, rien ne tourne plus rond dans la vie de Joséphine. D’abord, c’est son ex-mari, père de ses deux garçons, qui ne semble pas vraiment d’accord sur le sens à donner au mot " séparation ". Ensuite, c’est l’inspiration qui lui fait faux bond, au moment même où son nouvel éditeur s’impatiente de lire son prochain livre pour enfants, peuplé comme toujours d’animaux malades. Et puis, ce matin-là, choisissant l’instant où son banquier l’appelle (pour lui parler de son découvert), c’est son lave-vaisselle qui la lâche. Le début de la fin ? Ou bien... le début d’une nouvelle vie ?

Avis de Terry

Mazarine Pingeot s’est essayé à la chick lit. C’est une nouveauté pour elle, pourquoi pas ? Son personnage principal, Joséphine Fayolle est une mère divorcée et écrivaine, comme l’auteure. Elle connait donc son sujet. En principe. Le genre choisi lui permet de se défouler et de s’approcher des lecteurs (trices). Son héroïne connait des fins de mois difficiles, des débuts et des milieux aussi d’ailleurs (à priori pas comme l’auteure). Son amant est dépressif, et son ex-mari lui cause des problèmes d’ex. (Ca on ne sait pas).

Comme c’est de la chick lit, nous entrons dans la tête délirante de l’héroïne et on n’est pas déçu du voyage. En effet elle n’y est pas seule, mais pas avec n’importe qui. Joséphine échange avec Charlotte Gainsbourg, Aristote et Kant, rien que ça. Elle s’emporte dans le métro sur le système économique, pleure un énième découvert à son banquier, le snobe et l’insulte, fantasme sur son nouveau chef (oui, parce que dans le genre une histoire d’amour c’est toujours bien), enchaîne les bourdes (l’auteure doit trouver que ça fait parti du genre) et dépense sans compter l’argent qu’elle n’a pas. L’auteure veut se démarquer de son héroïne en lui faisant bien dire les métiers de ses deux parents et préciser que son père n’a jamais eu accès au poste suprême de la république, mais en profite pour pester contre les blogs des lectrices qui n’aiment pas les écrits de Joséphine…Où s’arrête les paroles de Joséphine et celles de Mazarine ?

En tout cas, celle qui s’exprime est insupportable de prétention, en décalage avec la vie d’une femme sans argent : allant dans les magasins dont on ne s’approche même pas quand on est dans sa situation financière, n’utilisant jamais et ne faisant même pas allusion « aux bons plans », (ah si un achat sur le net, un !). Joséphine se permet des réflexions sur la banlieue, et la mixité après l’avoir traversé en un éclair, voue au pilori la banque, voit des allusions racistes et anti-sociales partout et nous enterre dans de longs monologues philosophico-économique. C’est une purge. Et encore les purges ont certainement quelque chose de sain pour le corps. C’est une erreur : de cible, de genre, d’informations prises préalables…

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