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dimanche 19 octobre 2014

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Les larmes rouges de Georgia Caldera


Date:18 septembre 2013
Collection: Librio
Edition:J’ai Lu
Genre: roman fantastique
Prix: 10,36 €

Présentation de l’éditeur

« Le temps n’est rien… Il est des histoires qui traversent les siècles… »

Après une tentative désespérée pour en finir avec la vie, Cornélia, 19 ans, plus fragile que jamais, est assaillie de visions et de cauchemars de plus en plus prenants et angoissants.

Elle se retrouve alors plongée dans un univers sombre et déroutant, où le songe se confond à s’y méprendre avec la réalité.

Peu à peu, elle perd pied…

Mais, la raison l’a-t-elle vraiment quittée ? Ces phénomènes étranges ne pourraient-ils pas avoir un lien quelconque avec l’arrivée de ce mystérieux personnage dans sa vie ? Cet homme qui, pourtant, prétend l’avoir sauvée, mais dont le comportement est si singulier qu’il en devient suspect… Et pourquoi diable ce regard, à l’éclat sans pareil, la terrorise-t-il autant qu’il la subjugue ?!

Avis de Na Dia

Difficile de parler d’un livre que l’on a adoré sans trop en dévoiler. Car Les Larmes Rouges (premier tome d’une trilogie) est sans conteste mon coup de cœur de cette année. Georgia Caldera en plus d’être une illustratrice hors pair, est un écrivain de talent. Son roman est de ceux qui continuent à vous marquer bien longtemps après la lecture.

Cornélia l’héroïne, est une jeune femme de 19 ans qui croit sombrer dans la folie suite à des événements étranges qui l’assaillent depuis quelque temps et décide donc d’en finir avec tout ça en mettant fin à ses jours. Mais le destin, ou plutôt un étranger, en décide autrement et la sauve de la mort. Suite à cela son père, plutôt absent, décide de changer et de consacrer du temps à sa fille. Il l’emmène donc à Rougemont, un petit village en Touraine où il fait en sorte que sa fille puisse se ressourcer en paix.

Mais un hasard bien étrange fait que le sauveur de Cornélia n’est autre que le châtelain du village, un homme sombre et mystérieux que personne n’ose approcher. Cornélia décide pourtant d’aller le voir pour le remercier de l’avoir sauvée et c’est à partir de ce moment que la jeune femme fait le rapprochement entre tout les événements bizarres qu’elle traverse depuis quelque temps et l’étrange châtelain qui l’attire autant qu’il la terrifie.

L’histoire est prenante, avec un style très fluide et parfait, Georgia Caldera réussit l’exercice difficile de placer son roman à deux époques différentes, dans le présent et dans le passé, un passé où Cornélia était la protégée d’Henri. Mais encore une fois, aucune erreur de la part de l’auteur, ces passages dans le passé sont parfaitement retranscrits et c’est avec une grande réalité que nous pénétrons dans les réminiscences de notre héroïne et que nous sommes transportés deux cents ans plus tôt en quelques mots.

Il y a comme une touche d’Anne Rice dans ce roman où la beauté se mêle à l’étrange, où le suspense se marie avec la romance et où Henri notre héros, n’est pas sans nous rappeler un vampire très connu. Nous retrouvons aussi les codes du roman gothique, tout y est, le vampire, le château, les ténèbres qui entoure ce couple hors du commun, la religion etc. Un roman parfait qui présage une suite superbe, avec de vrais vampires, une intrigue qui s’étale sur plusieurs tomes et un univers très particulier qui nous est offert, nous en redemandons !!

Le roman s’accompagne d’un artbook magnifique où l’auteur nous dévoile les illustrations de ses personnages, des décors etc. Un atout parfait pour accompagner notre lecture.

Le second volume est prévu pour début 2013.

Avis de Marnie Décembre 2013

Enorme déception... Voici un roman annoncé comme "LA" découverte française en fantaisy et lorsque l’on arrive au bout des 756 pages, le verdict est sans appel, beaucoup de bruit pour un ennui profond ! Pourtant, cela commence très bien, avec la mise en place rapide de l’intrigue, notre héroïne s’apprête à se suicider, et toute l’étrangeté est aussitôt distillée : donc un premier chapitre parfait ! Mais voilà que Georgia Caldera, au lieu de laisser parler sa belle plume (car oui, elle a une très très jolie écriture et indéniablement du talent pour raconter une histoire) va faire appel à toutes les "grandes" du genre et saupoudrer son récit de ce qui "marche", en oubliant totalement le lecteur au passage !

Alors, son Henri ressemble furieusement à Lestat le vampire d’Anne Rice, et avec les visions de notre héroïne qui nous ramènent bien évidemment deux siècles auparavant avec des nobles français et des bals (ah oui, cela rappelle vraiment quelque chose !). Georgia Caldera tente alors de moderniser tout ça en nous infligeant du Stephenie Meyer, amours contrariés entre notre jeune héroïne et donc le vampire de circonstance qui médite des journées entières, pousse de grands soupirs en regardant tristement dans le vide et doit penser alors à se nourrir. De son côté, Bella, ah non pardon Cordélia a des visions, défaille, se retrouve dix fois en sang (mais bon heureusement, elle a son coach personnel qui lui efface tout ça d’un petite pichenette) et elle a des visions.. ah oui, elle a des visions, elle n’a surtout que des visions.

Le fait qu’il n’y ait pas l’ombre d’une innovation dans ce roman pourrait être supportable, s’il n’y avait pas un énorme problème. L’histoire est profondément ennuyeuse ! Toutes ces visions affolent Cordélia, et la voici qui se confie bientôt à Henri qui va lui donner les clés (et à nous aussi) au compte-goutte au total mépris de sa sécurité d’ailleurs (une des nombreuses incohérences du roman !). Donc nous attendons... et subissons des portes qui claquent, des bruits inquiétants, des tatouages qui apparaissent et disparaissent sur la jeune fille mais aussi les mêmes phrases sur le mur de sa chambre... On se croirait dans le Amityville des années 70 ! Cordélia dort aussi beaucoup, elle est tout le temps fatiguée, c’est même peut-être la phrase qu’elle répète le plus dans le bouquin. Page 290, ça y est ! On a enfin le nom du méchant et ce qu’il vient faire dans cette galère.

Les visions de Cordélia continuent... pour installer en fait une dynamique autour des vampires (hiérarchie, mode de vie, les gentils, les méchants), le seul souci c’est que tout cela n’est que de la redite de nombreux livres sur ce thème. Il manque un univers personnel à Georgia Caldéra. Sans rien dévoiler de la fin, nous ne pouvions que sourire tant cela frôle l’Exorciste... Nous avons envie de crier : Linda Blair, sors de ce corps ! Et comme on doit faire moderne, c’est gore, certains se promènent avec des yeux dans les mains, les flots de sang coulent de partout sans que cela apporte quoique ce soit à ce récit inintéressant.

A t-on envie de s’infliger un second tome ? Non !

Avis de Terry

Le livre commence par la tentative de suicide d’une adolescente mal dans sa peau, et d’ailleurs antipathique. Malheureusement, elle est sauvée au dernier moment par un vampire. Le ton est donné.

En effet, qui dit vampire, dit mort vivant. Le mot important étant « mort », c’est-à-dire pas drôle. Et Henry le vampire est terriblement ennuyeux. On tente de nous le représenter comme un héros : sombre, mystérieux, sexy dans sa mélancolie. Il est vieux (pas physiquement mais complètement dans sa tête), solitaire, taciturne, et donne l’impression en se concentrant un peu de sentir la naphtaline à chaque fois qu’il parait. Sa demeure est sensée avoir l’air hanté par son passé en y regardant de plus près c’est surtout décrépi.

Quand à Cornélia elle fait partie de ces héroïnes mal adaptées à leur environnement mais finissent par se découvrir des dons, ou des particularités qui les grandissent. Cela soyons lucide, pour permettre à une partie des adolescentes de s’identifier à elle et de se rassurer. Car, oui, l’adolescence est un passage ingrat mais obligatoire. Une fois découvert nos mérites enfouis au fond de nous tout va mieux, haut les cœurs…

Or, cette héroïne ci est vraiment au fond du trou, et n’est pas un exemple. Elle se noie dans des hallucinations monstrueuses, cache à grands coups de peinture des mots mystérieusement inscris en lettres de sang sur le mur de sa chambre, tout en se posant une multitude de questions. Et surtout elle ne mange pas. Elle n’a pas faim, pas d’envie, (anorexique ?) la tête lui tourne, elle est grognon, maigre et se trouve laide. Son angoisse est que son père découvre ses problèmes et la fasse enfermer pour folie. Elle n’a pas d’ami, n’en veut pas et les personnages secondaires sont des caricatures de gens normaux qui lui veulent du bien, on ne comprend pas pourquoi d’ailleurs. Voilà résumé environs 254 pages.

Peut être que si elle mangeait normalement, cette tête à claque finirait par aller un peu mieux. Même le vampire le pense et tente de la nourrir. Dans ce marasme d’ennui qu’est le roman on se réveille tout à coup lorsqu’un pauvre type avoue à la jeune fille qu’il la trouve charmante, jolie et sympathique. Et là, on se dit qu’on se moque de nous, ou qu’on a manqué quelque chose. Non, en fait c’est quelque part entre le page 254 et 300 : l’histoire est à un tournant ! Elle comprend tout. Mais c’est trop tard, le lecteur est anesthésié, définitivement. On se prend alors à rêver que le grand méchant finisse par la trouver et l’achève.

Soit, tout les goûts sont dans la nature, et chacun à le droit d’être ému par des choses différentes en fonction de sa propre histoire ou de ses envies. Cependant, il y a tellement de variante du mythe du vampire, depuis les contes folkloriques aux érotiques créatures de J.R Ward, en passant par l’horrible Nosferatu ou le romantique Vlad (inspiré du terrible prince Tepes un vampire vivant...) qu’il est dommage de se laisser rapidement séduire par une copie, une histoire raconté avec lassitude. C’est un hymne à l’ennui et à la dépression.

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