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mardi 3 décembre 2013

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Psycho Killer, de Anonyme


Date: 17 octobre 2013
Collection: -
Edition: Sonatine
Genre: thriller
Prix: 19,00 €

Présentation de l’éditeur

Tout semble paisible à B Movie Hell, 3672 habitants. Jusqu’au jour où un tueur mystérieux portant un masque en forme de crâne, surmonté d’une crête iroquoise rouge, se mette à assassiner tranquillement certains des habitants de la ville. Le FBI confie l’affaire à un couple d’enquêteurs, Milena Fonseca et Jack Munson, surnommé le Fantôme, spécialiste des opérations clandestines. Bientôt de mystérieux liens apparaissent entre cette terrifiante série de meurtres et un projet top secret du Département d’Etat, l’opération Blackwash. Alors que la paranoïa s’empare de la ville, la collaboration entre le FBI et les autorités locales s’annonce difficile. Les habitants de B Movie Hell, bien décidés à garder leurs nombreux secrets, entendent en effet résoudre seuls et sans aide extérieure cette histoire aussi terrifiante qu’enigmatique. Après sa tétralogie consacrée au Bourbon Kid, Anonyme nous offre un slasher jubilatoire en forme de clin d’oeil aux films de série B. Est-il possible d’y résister ?

Avis de Marnie

Si vous avez apprécié la tétralogie du "Bourbon Kid", vous serez certainement sensible à ce nouveau roman d’Anonyme (dont on a longtemps et certainement à tort crédité Tarentino d’être la star qui se cache derrière le pseudonyme) qui reprend le ton tout comme les multiples références, même si la forme est tout de même un peu plus classique avec une intrigue plutôt convenue avec tous les clichés du thriller qui fait très téléfilm de M6 dans ses bons jours.

L’auteur s’amuse, certes, nous beaucoup moins ! Donc, Anonyme concocte une situation à la Tarentino où il peut dégommer tout le monde tout en jubilant extérieurement, tout en écoutant en long en large, en long en large, en long en large, la bande originale de Dirty Dancing. Donc, oui, nous pouvons sourire une fois, mais bon quand on nous dit plusieurs fois que Patrick Swayze chante "the time of my life" et autres joyeusetés, c’est dix fois appuyé et cela ne fait pas spécialement sourire. Quant aux allusions à Twin Peaks, on aurait adoré y retrouver l’humour décalé mais aussi "subtil" de David Lynch ! Quant au masque, ben oui, c’est Scream, ouhhhhhhhh j’ai trouvé !

Le problème dans ces romans se situe exactement à ce niveau. Tout ce qui est parodique est hyper lourd, répétitif, quant au scénario est il est convenu et aucune astuce ne permet en plus d’ajouter un côté brillant à la parodie. Pas de surprise, peu d’intérêt. Ainsi, la première vraie scène du roman résume tout : le jeune coéquipier d’un flic de patrouille refuse d’aller changer la numérotation des habitants du panneau d’entrée de la ville, parce qu’il y a un écureuil géant et qu’il en a peur. L’autre lui dit non, il n’y a pas d’écureuil, et la réponse fuse : si, l’autre non, et si, non.... cela dure quatre pages. Voilà même si l’idée de départ était de montrer les péquenauds américains dans toute leur médiocrité, cet humour absurde est tellement martelé que l’on trouve le temps long et que plus personne n’a envie de rire.

Comme pour les livres précédents, cela donne aussi cette impression que nous sommes dans un monde d’hommes hein, de vrais ! Excepté l’agent du FBI, pour trouver un personnage de femme "à remarquer" on peut chercher attentivement, sans succès. Tout le monde reprend consciencieusement que c’est du rockkkkkkkk n’rooooolllllllllllllllllllllll, heu oui, mais bon, on peut rendre hommage à un genre en le parodiant et aussi écrire un bon roman !

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