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mercredi 8 janvier 2014

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Témoin des morts, de Elisabeth Herrmann


Date: 9 janvier 2014
Collection: -
Edition: Fleuve Noir
Genre: policier
Prix: 18,91 €

Présentation de l’éditeur

À 29 ans, Judith Kepler est une jeune femme taciturne et solitaire. Après des années d’errance, cette orpheline a décidé de mettre son caractère bien trempé au profit d’un métier hors du commun : nettoyeuse de maisons dans lesquelles une personne est décédée. Scènes de crime, scènes ordinaires de décès, elle a tout vu. Un jour, Judith est appelée au domicile d’une jeune femme assassinée, Christina Borg, et découvre des documents qu’elle croyait disparus : son dossier d’admission dans un orphelinat de RDA dans les années 1980. Pourquoi cette femme possède-t-elle ces fichiers ? Aurait-ce un lien avec le meurtre ? Dévorée par la curiosité, Judith contacte un ancien agent des services de renseignement d’Allemagne de l’Ouest, Quirin Kaiserley, dont elle a trouvé le nom chez Christina. Ensemble, Quirin et Judith entament une enquête à hauts risques pour retracer l’histoire familiale de la jeune fille, intimement liée à celle de son pays. Et découvrir que les blessures de la guerre froide ne sont pas encore refermées…

Avis de Marnie

Confusion... c’est vraiment l’impression qui prédomine lorsque nous refermons ce roman, un peu trop, donc, foisonnant... Il y a trop de tout : trop de personnages, trop de détails, trop de passages inutiles qui n’apportent pas grand chose. Pourtant, le sujet est plus que passionnant, et c’est ce qui sauve cette intrigue. Que reste-t-il de la Stasi après la réunification de l’Allemagne ? Les services secrets ont du coopérer, mais aussi détruire les secrets gênants.

Le vrai point positif de l’histoire, c’est son héroïne hors du commun. Le souci aussi est que nous apprécions mieux toute son introspection, sa réflexion sur son métier hors du commun, sa vie personnelle, son enfance plus que difficile, son ressenti en un mot, plutôt que de nous intéresser au propos sur l’évolution des services secrets allemands après 1989. Il faut dire que le traitement "politique" de ce livre est d’une lourdeur qui aurait vraiment pu être évitée, si Elisabeth Herrmann avait eu la très bonne idée d’épurer ce roman et viser l’essentiel.

Et c’est vrai que c’est dommage... car les dialogues sont très plaisants, aussi acides que cyniques, avec une petite dose d’humour qui fait que l’on s’attache à ces personnages. De plus, l’intrigue est touchante, avec cette petite fille abandonnée dans un orphelinat est-allemand et qui ne peut même pas garder sa peluche "kiki", symbole du capitalisme qui pourrait contaminer les autres enfants... Ce sont ces petits détails qui font que le récit garde cette touche intéressante d’authenticité qui accroche le lecteur.

Mais est-ce suffisant ?

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