Accueil du site > Critiques > Policiers/Thrillers > Dossier 64, de Jussi Adler-Olsen

mardi 14 janvier 2014

Partager :

facebook

twitter

Acheter :

Publicité :

Dossier 64, de Jussi Adler-Olsen


Date: 3 janvier 2014
Collection: -
Edition: Albin-Michel
Genre: policier
Prix: 21,76 €

Présentation de l’éditeur

A la fin des années 80, quatre personnes disparaissent mystérieusement en l’espace de quelques jours. Jamais élucidée, l’affaire se retrouve sur le bureau du Département V. Carl Mørck et ses improbables assistants, le réfugié syrien Assad et la pétillante Rose, ne tardent pas à remonter jusqu aux années 50 où s ouvre un sombre chapitre de l histoire danoise : sur la petite île de Sprögo, des femmes sont internées et stérilisées de force sous la direction du docteur Curt Wad, obsédé par l idée d un peuple « pur ». L une d elle, patiente n°64, est Nete Hermansen...

Plongé dans une terrible histoire de vengeance, Mørck enquête cette fois dans le milieu politique opaque d une société danoise où l influence des extrêmes se fait sentir.

Jussi Adler-Olsen se surpasse en entremêlant passé et présent d une main de maître, sans renoncer à son humour plus acéré que jamais.

Avis de Marnie

Bien meilleur que le précédent, ce quatrième opus de la maintenant célèbre série du danois Jussi Adler-Olsen se distingue pour deux raisons : plus d’action et de rythme et surtout le thème est tiré de faits réels qui se sont déroulés dans les pays scandinaves dans les années 50... et que l’on a du mal à croire ! Si nous retrouvons nos trois compères plutôt décalés du fameux Département V (les "Cold Cases"), certains indices autour de leur vie personnelle qui nous intriguaient dans les autres romans seront un peu dévoilés. Un très très bon cru !

Plusieurs intrigues vont se retrouver mêlées (dont l’enquête autour de la tuerie au cours de laquelle Carl Mørck et son co-équipier avaient été blessés et un autre policier assassiné qui prend une tournure inquiétante), ce qui apporte du rythme et de l’action à ce roman. Ces courts petits chapitres sont entrecoupés de très courts passages sur des événements passés, pas spécialement dans un ordre chronologique, mais qui vont finir par éclairer et croiser l’enquête principale de nos trois compères. A cela s’ajoute une tension dramatique autour... de la grippe qui décime la préfecture de police... Et oui, l’humour est plus que présent ici, surtout que le thème abordé est littéralement tragique et révoltant.

En effet, Jussi Adler-Olsen revient sur le passé peu glorieux du Danemark, où dans les années 50 à 70, par décisions arbitraires, des femmes "de mauvaise vie", des adolescentes déboussolées et en perte de repères, ont été avortées et stérilisées de force. Eugénisme et pouvoir, un sujet que l’auteur explore avec émotion, et surtout en portant un regard dénonciateur sur la politique sociale de son pays, où les menaces d’extrême-droite menacent la démocratie.

Enfin, nous retrouvons avec plaisir Carl Mørck et ses problèmes personnels (ainsi que ses remarques intérieures très politiquement incorrectes) qui nous font plus que sourire, son assistant syrien Assad, encore plus bizarre, inquiétant... et terriblement attachant, que d’habitude et Rose, toujours aussi insolente, à la stabilité mentale plus que discutable. Se mêlent toute une galerie de personnages, habituels ou nouveaux. Comme toujours le final manque de tourner au grandguinolesque, mais honnêtement, Jussi Adler-Olsen maîtrise son sujet et équilibre intrigue et évolution des personnages avec brio !

Une valeur très sure, certes, mais l’enthousiasme de l’auteur emporte tout sur son passage, y compris un lecteur diverti et ravi.

Mentions Légales | Nous contacter | Plan du site | SPIP | Creative Commons License | © Blue-moon.fr : 2009 - 2016