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vendredi 11 avril 2014

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Terreur dans les vignes, de Peter May


Date: 27 avril 2013
Collection: -
Edition: Editions du Rouergue
Genre: policier
Prix: 18,91 €

Présentation de l’éditeur

Gil Petty était un critique redoutable dans le monde des vins, de ceux qui font et défont les rois. La publication de ses notes de dégustation était un moment redouté, susceptible de ruiner un vigneron, ou de lui apporter la fortune. Il s’intéressait au vignoble de Gaillac lorsqu’il a disparu. Et ses fameuses notes semblent s’être évaporées en même temps que lui. Mais, un an après, son cadavre réapparaît, dressé comme un épouvantail dans les vignes, revêtu du costume de cérémonie de l’ordre de la Dive Bouteille, et dans un sale état. Il semble bien avoir séjourné un moment dans une barrique de rouge... Précédé de sa flatteuse réputation d’enquêteur hors pair et bien décidé à approfondir les subtilités des vins de Gaillac, Enzo Macleod décide de reprendre une enquête restée au point mort. C’est que Petty ne manquait pas d’ennemis, en particulier en France où l’on n’appréciait pas cet Américain ayant le culot de dire aux Français si leur vin était bon ou pas. Mais, entre les dégustations de grands crus et l’offensive de charme de la fille du défunt, c’est bel et bien sa peau que Macleod met en jeu. Car le tueur n’est pas à un meurtre près. Bouteilles, cadavres et compagnie, on déguste avec Peter May !

Avis de Marnie

Voici donc le second volume d’une série écrite il y sept ans par Peter May. L’année dernière, nous avions donc découvert le héros, un écossais cinquantenaire vivant en France, l’ex-médecin légiste Enzo Macleod, dans le très bon Le mort aux quatre tombeaux, une course au trésor humoristique qui jouait beaucoup sur l’aspect politico-judiciaire du point de vue d’un britannique égratignant nos us et coutumes au passage. Ici, Macleod tente une nouvelle fois d’élucider un crime... pour la publicité qui l’aiderait à financer ses projets d’études de médecine légale à l’université de Toulouse.

Toujours accompagné de Nicole, l’étudiante douée mais gaffeuse, le voici à Gaillac, petite ville du Tarn où l’on fabrique encore le vin à l’ancienne... et les morts resurgissent dans les vignes. Si l’on retrouve toujours une bonne dose d’humour avec notre héros entouré, ou plutôt cerné par des femmes de tous âges, ses filles, sa maîtresse, son flirt, son assistante, et une procureur séduisante, et que les conflits plus ou moins larvés se nouent, se compliquent ou se résolvent, le roman est nettement plus sombre que le précédent.

Ce qui est appréciable, comme pour le précédent, c’est le regard de cet écossais sur tous les travers français (bureaucratie, police, médecine légale), us et coutumes mais aussi sur les personnages pittoresques mais qui ne tombent jamais vraiment dans le cliché. Peter May qui vit depuis de longues années en France s’est totalement imprégné de l’état d’esprit de ses voisins, ce qui rend tout de même le roman plus intéressant qu’une simple critique ironique ! Les personnages possèdent donc une vraie épaisseur, à plusieurs facettes ce qui nuance le propos.

De plus, l’intrigue est très instructive (sans didactisme) s’agissant des problèmes vinicoles de cette région par rapport au reste de la France, et même des répercussions mondiales des progrès scientifiques sur la production du vin. L’aspect suspense est respecté (avec de mystérieuses tentatives d’assassinat en prime) et le roman, construit dès le début sur un rythme soutenu, est maîtrisé de bout en bout. Peter May s’enthousiasme pour son sujet (et son héros qui lui ressemble furieusement) ce qui est tout à fait perceptible pour le lecteur.

Même si la trilogie écossaise, de Lewis reste pour le moment inoubliable, profonde et bouleversante... cette série plus légère est tout à fait divertissante !

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