Accueil du site > Critiques > Policiers/Thrillers > La mort dans une boule de cristal, de Alan Bradley

jeudi 24 avril 2014

Partager :

facebook

twitter

Acheter :

Publicité :

La mort dans une boule de cristal, de Alan Bradley


Date: 17 avril 2014
Collection: Grands détectives
Edition: 10 / 18
Genre: policier historique
Prix: 7,41 €

Présentation de l’éditeur

En accueillant une vieille diseuse de bonne aventure sur les terres de Buckshaw, Flavia ignore qu’elle vient de mettre le pied dans une toute nouvelle aventure. En quelques jours, la gitane échappe de peu à une tentative de meurtre, un jeune vaurien est retrouvé pendu à une fontaine non loin du manoir, et on déterre le corps d’un enfant disparu des années plus tôt. Pour faire la lumière sur cette affaire sans queue ni tête, Flavia va devoir recourir à sa science des poisons et à son sens de la débrouille, car M. de Luce et les inspecteurs de police sont bien décidés à ne pas la laisser faire. Qui a agressé la gitane ? Quel est ce groupe étrange appelé les Hobblers ? Brookie Harewood est-il un faussaire ? Et d’ailleurs, d’où vient cette horrible odeur de poisson ?

Avis de Marnie

Si nous retrouvons avec plaisir la très attachante Flavia de Luce, c’est du côté de l’intrigue, que cela s’étire un peu. Elle manque un peu d’intérêt si l’on compare avec les deux premiers épisodes de cette série. En effet, la résolution ne nous surprendra pas... parce qu’il manque de suspects, donc de personnages qui d’habitude traversent le roman avec un aspect "pittoresque" qui rendent ces histoires très originales. Même l’inspecteur Hewitt (dont on a toujours l’impression qu’il adorerait avoir Flavia comme fille !) manque un peu de présence...

Toutefois, ne boudons pas notre plaisir et apprécions notre Flavia, gamine de onze ans, toujours aussi solitaire, "mal-aimée", précoce pour ne pas dire surdouée, et obsédée par les énigmes de toute sorte sans oublier sa chère chimie. Malgré sa grande intelligence, elle n’a toujours pas compris que si elle est le souffre-douleur de ses deux sœurs aînées, c’est parce qu’elle est la préférée du manoir et de ses autres habitants, dont leur père, qui ne peut jamais la regarder en face tant elle lui rappelle leur aventureuse de mère. Cette relation pleine de tendresse, de pudeur tout en non dit constitue l’aspect le plus touchant du roman. Et puis... Flavia joue autant de tours que possible à ces deux chipies !

Le style "années 50" est toujours aussi sympathique, et nous plonge vraiment dans cette Angleterre d’après-guerre, encore pleine de traditions avec ces classes sociales si bien définies. Même les quelques mots d’argot sont "vieillots" (Bravo à la traduction qui respecte parfaitement cet exercice de langage). Et oui, une trouvaille devient "sensass" pour cette petite fille qui écoute Danny Kaye sur la TSF... tout comme elle se régale des feuilletons radiophoniques axés sur le crime !

L’intrigue est basée sur la propagation de sectes aux XIXème siècle, ainsi que sur l’hospitalité accordée aux Roms, en Angleterre et les rumeurs d’enlèvement d’enfants... l’imagerie populaire est alors confrontée au bon sens ironique de Alan Bradley ! Alors, il est vrai que ce roman est moins abouti que les précédents mais l’ensemble est toujours aussi sympathique.

Mentions Légales | Nous contacter | Plan du site | SPIP | Creative Commons License | © Blue-moon.fr : 2009 - 2016