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dimanche 27 avril 2014

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le chasseur de regards, de Sebastian Fitzek


Date: 13 mars 2014
Collection: Suspense
Edition: L’Archipel
Genre: thriller horrifique
Prix: 20,90 €

Présentation de l’éditeur

Alexander Zorbach, reporter dans un grand quotidien berlinois, a temporairement permis de mettre un terme aux agissements du tristement célèbre Voleur de regards, un psychopathe ayant assassiné de manière bestiale quatre femmes et trois enfants – à qui il avait chacun prélevé un œil – et à sauver in extremis deux futures victimes.

Mais le journaliste a dû pour cela payer le prix fort. Pendant qu’il libérait la fillette et le garçonnet d’une cage d’ascenseur, le Voleur de regards avait choisi une nouvelle proie : Julian, le fils de Zorbach, qu’il avait enlevé non sans avoir au préalable assassiné sa mère, Nicci Zorbach…

Le compte à rebours est lancé. Zorbach sait qu’il dispose de peu de temps pour retrouver son fils vivant. D’autant que le Voleur de regard s’est évaporé dans la nature sans laisser le moindre indice susceptible de le localiser. Zorbach, pour le coincer, va devoir se muer en chasseur…

Avis de Marnie

Si le voleur de regards avait fait une entrée remarquable et remarquée dans le thriller horrifique, cette suite directe (franchement il est impossible de lire l’un sans l’autre !) est un tout petit peu moins convaincante, tout en étant réussie... surenchère de rebondissements ? un peu trop de déversement tragico-gore ? Un léger dérapage dans le grand guignolesque ? Un tout petit peu de tout ça !

Toutefois, attention, ce roman est très réussi, c’est juste que si l’on compare au précédent, une véritable mécanique totalement bluffante, ce roman se situe un ton au-dessous. Cependant, l’allemand Sebastian Fitzek confirme un talent évident, une vraie virtuosité dans la façon de mettre en scène son scénario, dans la volonté évidente et parfaitement maîtrisée de nous induire en erreur, de jouer avec le lecteur...

Nous retrouvons Alexander Zorbach, journaliste, plongé dans son cauchemar lié à la résolution de la précédente enquête, alors qu’un autre serial killer fait une entrée fracassante dans cette histoire. C’est Alina, la physiothérapeute aveugle et médium qui va se mesurer à lui. Ces deux intrigues vont se dérouler parallèlement, et bien évidemment se croiser. Ces deux héros sont toujours aussi attachants, jusqu’auboutistes, et évolutifs.

Il faut souligner ce qui fait la qualité de ces romans, le rythme, l’enchaînement de péripéties sous tension (dont les deux rebondissements au final absolument pas attendus), et le ton crépusculaire façon "chronique de morts annoncées" tout à fait impressionnant. Noir, pessimiste, perturbant, le monde de Sebastian Fitzek nous rappelle l’atmosphère terrifiante et malsaine du film l’oeuf du serpent de Ingmar Bergman.

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