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mardi 29 avril 2014

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N’oublier jamais, de Michel Bussi


Date: 7 mai 2014
Collection:
Edition: Presses de la Cité
Genre: thriller
Prix: 20,81 €

Présentation de l’éditeur

Il court vite, Jamal, très vite. A cause de sa prothèse à la jambe et autres coups du sort, il a un destin à rattraper et l’ambition de devenir le premier handicapé à réaliser l’une des courses d’endurance les plus ardues du monde, l Ultra-Trail du Mont-Blanc. Parti s’entraîner, ce matin de février, sur la plus haute falaise d’Europe, il a d’abord remarqué l’écharpe rouge accrochée à une clôture ; puis la vision d’une femme, incroyablement belle, les yeux rivés aux siens, prête à sauter dans le vide. Ils sont seuls. Le temps est suspendu. Ultime recours, Jamal lui tend l’écharpe, mais la femme bascule.

Quelques secondes plus tard, sur les galets glacés de la plage déserte, Jamal trouve le corps inerte de l inconnue, un filet de sang qui s échappe du crâne. A son cou, l’écharpe rouge.

Ceci est la version de Jamal.

La vraie ?

Avis de Marnie

Le nouveau "Bussi" est arrivé ! Alors, ne croyez pas que comme certains auteurs américains, chaque année nous amène un roman qui tombera comme un métronome avec un écrivain qui applique les recettes qui ont fait ce succès. Si l’auteur semble avoir deux "genres" soit, le polar à tiroirs et le thriller manipulateur, chaque intrigue est vraiment différente des autres. Et comme il nous l’a annoncé, il a encore beaucoup d’idées à exploiter... pour notre plus grand plaisir, si tous ses prochains livres sont aussi inspirés que ce présent roman.

Alors nous sommes plutôt dans la veine Nymphéas Noirs, le thriller manipulateur. Si le premier avait quelques défauts, soit une lourdeur de style, avec notamment de très longs paragraphes trop descriptifs qui ralentissaient le rythme, celui-ci voit justement la disparition de ces défauts. Le style devient "virevoltant". En fait, pour mieux résumer notre impression première, il faut devenir un peu plus familier : nous nous faisons littéralement balader pendant tout le roman par un écrivain astucieux. Et puis, voir un français utiliser la célèbre double fin "Brian de Palma" popularisée dans la littérature par Harlan Coben, encore mieux que ceux-ci est tout de même jouissif !

Alors d’accord, si l’on commence à réfléchir ensuite à l’intrigue, elle est totalement improbable et frôle du n’importe quoi... mais qu’est-ce que l’on s’en fiche. Nous sommes là comme des victimes tout à fait consentantes. Il faut aussi souligner que si Michel Bussi a réussi sa fin, sa marque de fabrique, c’est surtout son pitch introductif bluffant. Et là, c’est le meilleur jamais écrit par lui ! Bravo à la couverture qui d’ailleurs le souligne parfaitement...

Pas de temps mort, ici, seulement des personnages à plusieurs facettes, des fausses pistes, plusieurs meurtres, et les vagues qui emportent les secrets ou les révèlent au gré des tempêtes et des marées ! Excellent de maîtrise !

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