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vendredi 23 mai 2014

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Celui dont le nom n’est plus, de René Manzor


Date: 22 mai 2014
Collection:
Edition: Kero
Genre: policier
Prix: 19,00 €

Présentation de l’éditeur

Londres, au petit matin. Sur une table de cuisine, un homme vidé de ses organes. Devant une vieille dame sous le choc, l’inspecteur McKenna a sa mine des mauvais jours. Pourquoi cette femme à la vie exemplaire a-t-elle massacré l’homme qu’elle a élevé comme son fils ? Ça n’a aucun sens. Pourtant, tout l’accuse. Deux jours après, ça recommence. Un homme tué de façon similaire par la personne qui l’aime le plus au monde. Toutes les vingt-quatre heures, un nouveau supplicié. Tous ces meurtres ont comme point commun des présumés coupables éplorés et une épitaphe en lettres de sang où l’on peut lire :

Puissent ces sacrifices apaiser l’âme de Celui dont le Nom n’est plus.

Trois destins vont se lier autour de ces meurtres incompréhensibles. McKenna, flic irlandais, père de quatre garçons, veuf depuis un an et fou de chagrin. Dahlia Rhymes, criminologue américaine, spécialiste en meurtre rituel et satanique, désignée pour comprendre les ressorts des assassins. Nils Blake, avocat qui a rangé sa robe, mais remonte au créneau pour défendre ces coupables pas comme les autres. Trois destins, et trois vies détournées à jamais de leur cours.

Avis de Marnie

Tout ne sonne pas parfaitement juste... des dialogues quelques fois qui ratent un peu leur cible, donc, c’est vrai tout n’est pas totalement maîtrisé, comme certaines envolées maladroites qui tombent à plat, ou encore des dérapages un peu too much qui frôlent le n’importe quoi. Mais, (il y a toujours un mais !) ce roman possède le petit quelque chose qui fait qu’il nous reste dans la tête après l’avoir lu, une sorte d’intensité, la fascination aussi que l’on trouve dans toute l’oeuvre de René Manzor, autour de la mort, ce questionnement obsessionnel qui ne peut laisser indifférent, le lecteur.

Alors oui, en refermant ce roman, "deux lunes" semblaient être la note maximale, mais au fur et à mesure que les jours passent, les qualités semblent prendre de plus en plus de place. Donc, si ce style n’est pas toujours percutant, l’auteur possède un vrai talent pour raconter une histoire. Il y a de très bonnes idées, dont certaines qui manipulent le lecteur avec habileté.

Le principal atout, c’est la conviction, l’intensité qui nous rend presque mal à l’aise (ce qui ici est très loin d’être péjoratif), et ce ressenti dérangeant, c’est ça qui au bout de quelques jours nous trotte toujours dans la tête. Comme je l’ai dit, la mort est le thème obsessionnel par excellence de René Manzor. Chaque personnage (comme tout humain) l’affronte, se confronte, la fuit physiquement, psychologiquement. L’auteur approfondit sa réflexion en s’interrogeant sur la part de l’autre... que reste-t-il de cette âme étrangère lorsque l’on transplante un organe ?

C’est donc une oeuvre à l’atmosphère assez singulière, qui certes, donc n’est pas tout à fait aboutie, mais qui est suffisamment accrocheuse et passionnée pour mériter que l’on s’y attarde !

Mots clés de l'auteur :

Manzor René
   Celui dont le nom n’est plus, de René Manzor
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