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lundi 26 mai 2014

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A la grâce des hommes, de Hannah Kent


Date: 15 mai 2014
Collection:
Edition: Presses de la Cité
Genre: roman
Prix: 19,95 €

Présentation de l’éditeur

Dans le nord de l’Islande, en 1829, Agnes Magnúsdóttir est condamnée à mort pour l’assassinat de son amant, Natan Ketilsson. En attendant que la sentence soit exécutée, Agnes Magnúsdóttir est placée en résidence surveillée à Kornsá, dans la ferme de l’agent de sécurité du canton, Jon Jonsson, avec sa femme et leurs deux filles. Horrifiées à l’idée d’héberger une criminelle, les membres de la famille évitent tout contact avec Agnes, qui leur inspire autant de peur que de dégoût. Seul Totti, le jeune révérend que la meurtrière a choisi comme guide spirituel pour la préparer à sa fin prochaine, tente de la comprendre. Alors que les mois passent, contraints de partager le quotidien, de travailler côte à côte cette terre gelée et hostile, le fermier et les siens se laissent peu à peu apprivoiser par la condamnée. Encouragée par le pasteur, Agnes livre le récit de sa vie, de son amour pour Natan, et des semaines qui ont conduit au drame, laissant entrevoir une vérité qui n’est pas forcément celle que tous pensaient connaître. Inspiré de la véritable histoire d’Agnes Magnúsdóttir, la dernière femme condamnée à mort en Islande, A la grâce des hommes est un roman sur la vérité, celle que nous croyons savoir et celle à laquelle nous voulons croire.

Avis de Marnie

Avouons-le... on s’ennuie ferme ! C’est le principal défaut de ce roman. Non pas que ce soit un pavé, où qu’il n’y ait pas d’action, mais plutôt que nous n’arriverons jamais à entrer vraiment dans cette intrigue, une fiction tirée d’un fait divers réel, l’histoire de la dernière condamnée à mort islandaise, exécutée en 1830. Le souci en fait, c’est que l’auteur écrit consciencieusement son contexte, son interprétation des circonstances autour du crime, un regard critique sur la condition de la femme islandaise au XIXème siècle, pour délivrer son message anti-peine de mort, ce qui est tout à fait ce que l’on en attendait.

Nous avons envie de lui dire, bon travail ! Mais voilà, tout est tellement aride, rigoureux, sévère, dans cette histoire, tout est si plombant... Nous avons l’impression que le vent, la neige, la boue, la glace envahissent ce récit tragique. Oui, tout est si plombant, avec ces familles qui vivent dans des fermes isolées où l’on a bien du mal à survivre. Les femmes sont traitées comme du bétail, livrées au bon vouloir de maîtres, de pères, de maris, de frères où elles triment toute la journée, avec pour seul réconfort une religion omniprésente et austère, alors que les islandais subissent le joug danois.

Cette chronique d’une mort annoncée est dénuée de passion, ou tout bonnement de sentiments. L’auteur raconte mais ne ressent pas... Pas de colère ou de révolte, juste la présentation glacée d’une injustice. Et nous restons alors en dehors de cette histoire qui ne parviendra jamais à nous émouvoir. En fait, on plaint tous ces gens de vivre dans de si épouvantables conditions d’existence. Et c’est alors que nous pensons à la merveilleuse nouvelle de Karen Blixen, adaptée plus tard au cinéma, par le danois Gabriel Axel, le festin de Babette, où une cuisinière française transforme cette austérité nordique en vibrant hommage à la vie...

Plombant...

Mots clés de l'auteur :

Kent Hannah
   A la grâce des hommes, de Hannah Kent
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