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vendredi 27 juin 2014

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Quand nous étions heureux, de Rebecca Coleman


Date: 5 juin 2014
Collection:
Edition: Presses de la Cité
Genre: roman
Prix: 20,43 €

Présentation de l’éditeur

Jill et Cade, vingt et un ans, sont étudiants et amoureux. Ils semblent promis à un avenir radieux. Malgré leur relation fusionnelle, Cade refuse de présenter Jill à sa famille, qui vit dans un coin reculé du New Hampshire. Lorsque Jill tombe enceinte, ils décident de passer l’été là-bas. Bien que la famille de Cade se révèle très éloignée de celle dans laquelle elle rêvait d’élever son enfant, Jill parvient à établir une relation avec chacun de ses membres. Eddy, le père de Cade, diminué par une attaque ; Candy, la sœur aînée, très croyante ; Dodge, le beau-frère, réactionnaire et raciste ; Leela, la mère qui passe ses journées à confectionner des drapeaux américains destinés aux familles de soldats. Mais c’est surtout d’Elias, le frère de vingt-trois ans, jeune vétéran souffrant de stress post-traumatique, que Jill se rapproche. Entre eux, une complicité ambiguë va s’installer. Peu après que Jill a accouché, Elias se tire une balle dans la tête. Cet événement tragique bouleverse la famille et les projets de Jill et Cade, qui renoncent alors plus ou moins tacitement à leurs rêves. La situation empire, jusqu’au basculement final dans la tragédie.

Avis de Marnie

Si le thème du livre... le stress post-traumatique qui anéantit celui qui en est victime mais également ses proches, est une excellente idée de départ, avouons que nous sommes quand même déçus par le déroulement de l’intrigue choisi par Rebecca Coleman. Cet auteur nous raconte comment ce drame va entraîner l’escalade de la violence et de la paranoïa jusqu’au drame. Alors, si le propos sonne très juste, le fait d’avoir choisi de mettre en scène une famille dysfonctionnelle enlève de la force et de la puissance à ce difficule sujet.

Et oui, cela manque un peu de nuances (en particulier Dodge, un "beauf" même dans le sens péjoratif et familier du mot). Chaque personnage est étiqueté... et les péripéties deviennent alors prévisibles. Même s’il est intéressant de voir à quel point Elias, le soldat traumatisé, est seul pour affronter ses démons, le manque de moyens ou d’intérêt même de l’administration américaine rendant cela encore plus révoltant, c’est très vite cette famille qui prend le pas sur tout le reste.

La paranoïa gagne un à un ses membres... sous le regard perdu de notre héroïne qui se rapproche de ce beau-frère qui souffre, elle-même incapable de faire face à ce problème et même à sa grossesse, alors qu’elle est destabilisée par cette violence, ces non-dits, cette violence sous-jacente. Très honnêtement, même si le style est simple et direct, que l’écriture "sensible" de l’auteur rend l’ensemble émouvant et juste, alors que la tension s’installe bientôt, le roman s’étire un peu trop, et cela manque de surprise et une fois encore de force pour nous secouer.

Nous aurions préféré qu’Elias soit lui-même le personnage central, tant nous avons envie de comprendre ce qu’il a dans la tête !

Mots clés de l'auteur :

Coleman Rebecca
   Quand nous étions heureux, de Rebecca Coleman
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