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dimanche 29 juin 2014

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La briscola à cinq, de Marco Malvaldi


Date: 5 juin 2014
Collection: Grands Détectives
Edition: 10 / 18
Genre: policier
Prix: 6,27 €

Présentation de l’éditeur

Un village près de Livourne, en Toscane. En rentrant de discothèque, un jeune homme découvre dans une poubelle le cadavre d’une adolescente, Alina Costa. Il décide de se rendre dans l’endroit le plus proche pour appeler les secours et tombe sur le bar Lume, tenu par Massimo. Ce trentenaire fantasque, râleur et bon enfant, amoureux de la nourriture italienne, tient son bar avec beaucoup de personnalité. Les habitués du bar Lume, tous des amis du grand-père de Massimo, sont à l’image du patron : une bande d’octogénaires originaux qui se retrouvent au café pour jouer aux cartes, fuir leur femme et échanger leurs avis sur " l’affaire Alina ".

Avis de Marnie

Le seul défaut des romans de Marco Malvaldi, c’est qu’ils sont beaucoup trop courts. L’an dernier, il nous avait donné le très bon Le mystère de Roccapendente. Voici donc un polar plus actuel. Il parvient tout à fait à allier efficacité, astuce, personnages pittoresques et rythme effréné... mais nous aurions bien aimé qu’il s’attarde justement sur sa description de ce petit village italien et de ses habitants haut en couleur. Avec cet écrivain, l’esprit des films de Ettore Scola n’est pas loin !

L’action est quelque peu intemporelle même s’il y a usage de l’ADN et des téléphones portables. Paru en 2007, cette histoire semble avoir été écrite en 2003. Alors oui, le héros est tout de même décrit trop brièvement, l’auteur étant constamment au service de son intrigue. Certes, c’est son choix, mais il est frustrant ! Hormis ce petit souci, nous nous régalons littéralement, tant l’humour cyniquement drôle est présent de bout en bout.

Nous devinons assez rapidement l’identité de l’assassin mais nous nous en fichons royalement. Ce qui compte, ce sont les rapports de force entre Massimo et les quatre petits grands-pères indignes... insupportables ! De même, le comique de situation répétitif fait merveille (le bar qui devient l’annexe du commissariat !). La volonté de faire court a aussi de bons côtés. Ainsi Massimo qui décrit ses visiteurs et ses proches de façon très lapidaire, rend l’ensemble tonique, tout comme ses phrases lapidaires... même si quelques fois il se fait remettre à sa place avec panache !

Alors oui, c’est le genre de roman que vous commencez le matin en allant au travail et le terminez le soir en rentrant chez vous, mais le dépaysement et le rire sont garantis ! Mais bon, on aurait souhaité d’autres parties de cartes quoi !

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