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mardi 8 juillet 2014

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Un merveilleux été - Revivre à Butternut - 2 de Mary McNear


Date:2 juillet 2014
Collection: Promesses
Edition:J’ai Lu
Genre: romance contemporaine
Prix: 6,60 €

Résumé de l’éditeur

- Je reste ici, Caroline. A Butternut.

Caroline reste à court de mots face à Jack, son ex-mari. Quel toupet de venir s’attabler au Pearl, le café qu’elle possède à Butternut ! Cela fait dix-huit ans qu’il les a abandonnées, elle et leur fille, Daisy, quittant cette petite ville tranquille du Minnesota pour des plaisirs sans doute bien plus griants, en particulier ceux que lui procurait l’alcool.

Daisy, qui est devenue cette belle jeune fille à l’aube d’une vie prometteuse. Daisy, qui découvre les tourments de l’amour et que sa mère se doit de mettre en garde contre les imposteurs. Elle n’a pas besoin que ce père indigne vienne se mettre en travers de sa route ! Caroline est furieuse.

Même si Jack a changé, visiblement. Et même si, à sa seule vue, son coeur stupide s’st mis à battre deux fois plus vite. Mais, dans sa paisible ville de Butternut, rien ne peut gâcher les merveilleux étés...

Avis de Callixta

Voilà déjà le second tome de ce qui s’annonce comme une trilogie de Mary McNear et si vous aimez la romance hyper classique pour ne pas dire un brin datée, vous trouverez sans doute votre compte dans cette double histoire. L’auteure écrit bien, sait construire son histoire et on peut conclure sans problème que ce roman est bon. Encore fait-il qu’il trouve son public.

Cette trilogie nous conduit au cœur des Etats Unis dans une bourgade de ille deux cents âmes ; Nous avions découvert Caroline et sa fille Daisy dans le premier tome. Caroline s’occupe du salon de thé local, Daisy est partie faire ses études loin de là mais passe l’été chez sa maman et au début du livre, elle a tendu une sorte de piège à sa mère en invitant son père à dîner. Celui-ci a disparu dix huit ans auparavant alors que Daisy n’avait que trois ans et depuis des années n’a plus donner aucune nouvelle. Daisy a renoué avec lui quelques mois auparavant et souhaiterait reconstituer une sa famille au moins jusqu’à un certain point. Quant à la jeune étudiante, elle va elle-même découvrir l’amour cet été là.

La très bonne idée est cette double histoire qui va conduire la mère et la fille vers l’amour. Si ce sont les premiers émois pour Daisy, Caroline a connu la passion avec son premier mari Jack et depuis a eu quelques liaisons. Leur évolution parallèle est intéressante car finalement leur parcours a des points communs. Jack était le bad boy de la jeunesse de Caroline et Will, le copain de Daisy est lui aussi considéré comme tel. Caroline sait les erreurs qu’elle estime avoir commis à cause de cela. Il est évidemment question de seconde chance et de pardon.

Bref, tout cela part sous de très bons auspices et le début est intéressant. Mais tranquillement l’ennui s’installe. Cette forme de romance souffre terriblement des dernières évolutions de ce genre. L’histoire du jeune couple particulièrement est d’une grande fadeur comparée aux histoires passionnées du NA récemment. Mary McNear a décidé de parler d’une sorte d’Amérique éternelle qui serait comme une adaptation de la série Happy Days dans les années 2010. On vit tranquillement autour du diner, des valeurs traditionnelles de l’Amérique et franchement sa conception du bad boy fait sourire. Will est finalement un garçon issu d’un milieu peu favorisé, pas très doué à l’école et qui a « fini » mécanicien. Il a aussi commis l’erreur de coucher avec une femme mariée. Voilà à quoi ressemble un garçon qui a presque mal tourné pour cette auteure !

Cette accumulation de valeurs très strictes, l’absence de passion ( Caroline quitte son amant de trois ans au cours du roman et vous resterez bouche bée devant la froideur de tout cela), le style soigné mais très sage, tout cela endort gentiment le lecteur. Alors, non, le roman n’est pas mauvais mais cadre définitivement le public de Nora Roberts.

Encore une fois, on s’étonne du choix de publier cette auteure gentillette qui donne une sorte de vision austère, fade et édulcorée de Virgin River alors qu’il restait tant de titres à traduire dans cette série. Ce type de thème également commence à devenir plus rare : les petites villes et leurs charmes inimitables ne sont plus si nombreuses dans les nouvelles parutions. Ce n’est pas ce très raisonnable roman qui va susciter la folie , loin s’en faut...

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