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mercredi 17 septembre 2014

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Dixième nouvelle : Un passé inavoué, de Cathy Gallier

Le jour se lève sur Paris par un beau dimanche de mai. J’ouvre les yeux, me retourne et vois mon amoureux Guillaume encore endormi… Mon chaton comme je l’appelle. Je ne me lasse pas de le regarder avec les yeux de l’amour… un an déjà que j’ai croisé ce regard lors d’un vernissage. Depuis nous nous ne sommes plus quittés.

Je suis tellement épanouie : un travail génial de rédactrice en chef dans un magazine cinéma – j’adore ce que je fais, mes collègues sont adorables et efficaces. J’ai une famille aimante et malgré la distance, nous sommes très proches. Un homme charmant, attentionné et protecteur, peut-être un peu trop d’ailleurs…

Je décide de me lever pour préparer le petit-déjeuner mais des bras me retiennent et entourent ma taille. Une voix endormie mais tellement suave me susurre à l’oreille :

- Bonjour ma déesse, ne bouge pas, c’est à moi de préparer le café… mais avant tout, c’est toi que je vais dévorer !

Ses mains frôlent ma peau et je frissonne rien qu’à son contact, comme au premier jour… j’ai toujours besoin de sentir sa peau, de le toucher, c’est vital. Je le regarde intensément, et lui dis, l’air malicieux :

- On déjeune et ensuite tu pourras me dévorer dans toutes les pièces de l’appartement chaton !

Un grand sourire se dessine sur son beau visage, il frôle avec sa langue la pointe de mes seins et instinctivement, je me cambre contre son corps. Nous passons le dimanche à faire l’amour et finissons la journée devant mon film préféré. Comme tous les matins de la semaine, je pars faire un petit footing avant de démarrer ma journée de travail. Mon homme est déjà parti travailler, il est publiciste dans une des plus grosse agences de communication de Paris. Il est en général surchargé de travail.

J’arrive à mon bureau, avec une pointe d’excitation : je prépare le festival de Cannes qui se déroule dans quinze jours et c’est l’effervescence. Après une matinée à gérer mon planning pour Cannes, mon assistante Charlotte arrive dans mon bureau et m’informe qu’une certaine Amanda Sparks cherche à me contacter et est en attente au téléphone. Intriguée, je lui demande de me passer la communication :

- Mademoiselle Zoé Deltour, j’écoute ?

- Bonjour, je m’appelle Amanda Sparks. Je sais que nous ne nous connaissons pas mais je souhaiterais vivement vous rencontrer.

- Pour quelle raison ?

- Je ne peux vous l’expliquer au téléphone, puis-je vous voir ?

L’attitude de cette femme ne me plaît pas du tout mais pour en savoir davantage, je lui dis :

- Je vais partir déjeuner dans trente minutes, retrouvez-moi dans le hall de mon agence. Savez-vous où elle se trouve ?

- Oui, oui. A tout de suite Mademoiselle Deltour.

Dans l’ascenseur, je me pose plein de questions : « Que me veut cette femme à l’accent américain ?, D’où me connaît-elle ? »

La porte s’ouvre et je découvre une femme sublime dans le hall de l’agence : une grande brune au teint mat, avec une cascade de boucles encadrant son visage, d’une beauté et d’une élégance à couper le souffle – tout le contraire de moi qui suis une petite rousse aux cheveux courts.

Amanda s’approche de moi et me tend la main :

- Mademoiselle Deltour, ravie de vous rencontrer.

Je reste froide mais en même temps fascinée par cette beauté sud-américaine. Assise à une table de mon restaurant préféré en face de mon travail, je la regarde, l’air inquisiteur, et attends qu’elle entame la conversation.

- Mademoiselle Deltour, je voulais vous parler de Guillaume Baumer.

Je deviens livide :

- Comment connaissez-vous Guillaume ?

- Guillaume et moi avons été mariés durant dix ans. Nous avons une fille, Amélia, qui a six ans aujourd’hui. Nous habitons toutes les deux à New-York.

Je suis sous le choc face à cette annonce :

- Guillaume ne m’a jamais parlé de son passé.

Amanda parait surprise :

- Vous n’êtes pas au courant qu’il est divorcé et père de famille ?

Je suis sans voix, pétrifiée et fais « non » de la tête.

- Que vous raconte-t-il quand il va à New-York ?

- Qu’il s’y rend pour son travail tout simplement, lui répondis-je avec difficulté.

Mon téléphone se met à vibrer, un texto de Guillaume : « Ça va ma déesse ? Tu me manques j’ai envie de toi ».

Je lui réponds, furieuse : « Moi, pas du tout ! Je déjeune avec ton ex femme… je te déteste !!!! CONNARD !! »

Réponse instantanée de Guillaume : « Quoi ? Tu es avec mon ex ? Mais c’est quoi ce BORDEL ?? J’arrive, Où es-tu ? »

Je suis tellement en colère que je lui réponds : « Va te faire foutre, je me sens tellement idiote face à ton ex, tu es le plus infâme des menteurs ! Je ne veux plus te voir !! »

Amanda me regarde et me dit :

- Je suis désolée, je pensais qu’il vous avait raconté sa vie passée.

Je n’en reviens pas et préfère partir. Rentrer au plus vite chez moi et digérer tout cela… faire ma valise et fuir l’homme avec lequel je vis et que je ne connais pas au final. Arrivée chez moi, j’ouvre la porte et découvre Guillaume au milieu du salon, son visage exprimant remord et inquiétude. Indifférente, je rentre dans la chambre, attrape une valise et la remplit au plus vite. Mais Guillaume surgit :

- Ne me quitte pas, je vais tout t’expliquer.

Je me retourne, le regarde dans les yeux :

- Tu n’as rien à m’expliquer, ça fait un an que l’on est ensemble, tu n’as même pas eu l’honnêteté de me dire que tu étais divorcé ! Qui plus est, père d’une petite fille !!! Tu me déçois tellement, tu n’as aucun respect envers moi, tu me dégoûtes ! Tout est fini !!

Guillaume m’attrape par la taille, et me sert vraiment fort :

- Tu vas m’écouter quand même ma déesse, je ne t’ai rien raconté de ma vie d’avant pour te protéger d’Amanda. C’est une manipulatrice, je ne voulais pas que tu la rencontres. Elle veut me récupérer et se sert de ma fille comme moyen de chantage. J’ai su que j’étais père peu après notre divorce et elle m’empêche de la voir. Aujourd’hui je n’ai droit qu’à une visite par mois…et c’est une véritable souffrance, que je ne voulais garder que pour moi et ne pas te faire subir tous mes problèmes.

Je le regarde sans rien dire et me détache de lui.

- Tu n’avais pas à faire ça ! Nous étions un couple et ne devions rien nous cacher, avoir confiance l’un envers l’autre. Si j’avais gardé un tel secret tu aurais été fou furieux... Guillaume, je t’aime à la folie mais je ne pourrai jamais te pardonner ce que tu as fait ! Je te quitte, avec douleur et déception… Règle tes problèmes avec ton ex et récupère ta fille.

J’attrape ma valise et franchis la porte d’entrée mais Guillaume en a décidé autrement. Il m’arrache ma valise et ma veste et me coince contre le mur en plaquant son torse contre le mien :

- Tu es à moi ! Je ne te laisserai jamais partir ! Je ne peux pas vivre sans toi ! Et toi non plus, nous ne faisons qu’un !

Il plaque sa bouche contre la mienne et ses mains glissent sous ma robe et frôlent mon entrecuisse et remontent jusqu’à la cambrure de mes reins. Mes jambes flageolent, mon corps est en feu, mais je respire à fond et le repousse de toutes mes forces.

- Laisse-moi partir Guillaume !

- Je suis désolé ma déesse, je t’en supplie, reste !

- Non, laisse-moi du temps ! Et ne me harcèle pas au téléphone !

Je claque la porte, toute tremblante et en pleurs. Je me précipite dehors pour reprendre ma respiration. J’attrape mon téléphone pour appeler Juliette, ma meilleure amie, et lui explique la situation. Il faut que je reprenne mes esprits, j’ai un festival de Cannes à gérer et cela tombe bien, je vais pouvoir partir là-bas en avance.

J’appelle la réservation de mon TGV pour modifier la date de mon départ. Je n’ai pas pris beaucoup de vêtements, j’en achèterai sur place. Guillaume n’arrête pas de m’envoyer des textos et essaie de me téléphoner, je coupe ses appels.

Je passe à mon travail afin de récupérer mon ordinateur, la liste des films, réalisateurs et acteurs à voir. J’arrive à la gare, mon train ne part que dans une heure. Je m’installe dans un café et ouvre mon ordinateur. Je m’aperçois que j’ai reçu beaucoup de mails, dont une majorité de Guillaume. Il va tout faire pour me retrouver… Concentrée sur mon écran, je ne fais pas attention à la personne qui s’assoit à côté de moi. Je lève les yeux et c’est mon homme :

- Qu’est-ce-que tu fais là ? Comment m’as-tu retrouvé ?

Guillaume me fixe avec son regard intense et triste :

- J’ai appelé Juliette. Elle ne voulait rien me dire mais j’ai insisté.

- Je ne veux pas te voir, je t’ai dit de ne pas me harceler ! Laisse-moi tranquille, je pars plus tôt à Cannes pour être loin de toi. Retrouve ton ex, dis-lui qu’elle a réussi à te récupérer ! C’est bien joué de sa part !

Les yeux de Guillaume sont au bord des larmes.

- Tu dis n’importe quoi ma déesse ! Je n’aime que toi ! Je t’aime à la folie, je ne suis rien sans toi et jamais elle ne me récupérera !! C’est pour ma fille que je vais me battre, mais aussi pour nous ! Je ne vais plus me laisser faire, je vais demander la garde alternée d’Amélia. Amanda a décidé de venir vivre sur Paris, ce sera plus facile d’un point de vue juridique…

Je le regarde perplexe, et lui dis :

- Fais tout ce qu’il faut pour avoir la garde de ta fille et rattrape le temps perdu avec elle, mais ce sera sans moi ! Je te laisse, mon TGV va partir, quand je rentrerai, j’irai chez Juliette le temps de trouver un appartement.

Je me lève, prends ma valise mais Guillaume me bloque le passage en me regardant intensément :

- Jamais je ne renoncerai à toi ! Tu es ma raison de vivre, mon oxygène ! Reviens vite, je vais penser à toi chaque seconde.

Il prend mon visage dans ses mains et m’embrasse si passionnément que je ne peux lui résister. Il s’écarte et au bord des larmes, je me précipite pour monter dans le train.

Une fois installée, je me laisse aller et repense à cette année passée avec Guillaume… une année basée sur le mensonge… mais je ne peux m’empêcher de repenser aux merveilleux moments passés avec mon chaton malgré tout. Je l’imaginais être le père de mes enfants rapidement. C’était d’ailleurs en projet… Tout s’écroule en moins de 24 heures ! Je laisse les larmes couler durant le reste du trajet, avec cette boule au ventre, de regrets et d’amertume.

Les dix jours qui suivirent sont passés à une vitesse folle. Mes journées à Cannes sont bien remplies, cela m’a permis de ne pas penser au fait que ma vie sentimentale s’est effondrée, sinon ma gorge se serrerait et les larmes m’envahiraient ! Je me dois de rester professionnelle et efficace durant ce déplacement à Cannes.

Pas de texto ni de mail de Guillaume. Bon, c’était à ma demande mais je regrette qu’il reste silencieux. Il me manque atrocement, j’ai tellement envie de le voir, de le toucher. De sentir son odeur. La sensation de ses mains sur ma peau me fait défaut… je me sens totalement vide, inerte sans sa présence et ses gestes attentionnés.

Les soirées et les interviews qui s’enchaînent m’épuisent. J’ai fait de belles rencontres, des acteurs et réalisateurs agréables mais bon, pas toujours ! Au moins, je ne pense pas à Guillaume durant ce temps-là ! Ma journée finie, éreintée, je retourne à ma chambre d’hôtel et me fige en rentrant dans le hall. Guillaume est là, le visage fatigué. Ses yeux cernés expriment une tristesse et un désarroi profond.

Nos regards se croisent et je sens mon cœur fondre. J’ai envie de lui sauter au cou mais je reste figée. Il s’avance vers moi et me sert dans ses bras. Ses lèvres si douces me frôlent le cou. Il me susurre à l’oreille :

- Tu m’as horriblement manqué, je ne peux pas vivre sans toi ! J’ai fait mon enquête pour savoir dans quel hôtel tu te trouvais.

Je suis heureuse et contrariée en même temps, je ne trouve pas la force de lui dire de partir. Nous montons dans ma chambre. Dans l’ascenseur, Guillaume colle son corps contre le mien. Je le regarde avec amour. Dieu que j’aime cet homme !!

Une fois arrivés dans la chambre, Guillaume m’attrape par la taille pour me soulever et me prendre sur ses genoux. Ses lèvres chaudes frôlent mon cou, ses mains se faufilent sous ma robe et viennent se blottir sous ma lingerie pour frôler mon clitoris.

Je regarde en frissonnant mon homme dans les yeux, son regard est brûlant de désir.

- Guillaume, arrête ! Il faut qu’on parle, le sexe ne résout rien.

- Laisse-moi te faire l’amour, tu m’as tellement manqué j’ai envie de toi ! On aura tout le temps de discuter après…

Je le désirais tellement… il a compris à mon silence et à mes soupirs d’excitation que je cédais à sa demande. Nous avons fait l’amour dans tous les coins de la chambre, en finissant par la douche. Nous avons ensuite commandé à dîner et beaucoup discuté. Guillaume m’a expliqué qu’il avait pris toutes les dispositions pour récupérer Amélia, en garde alternée, puisque Amanda venait vivre sur Paris et qu’elle avait accepté cette organisation. Elle s’était résignée à avoir perdu Guillaume.

Il fallait que je lui pardonne de m’avoir caché son passé. Il voulait que je rentre avec lui chez nous à la fin du festival. Je ne lui ai pas répondu immédiatement, il me fallait encore du temps…

Il restait deux jours avant la clôture du festival. Guillaume a profité d’être sur place pour étoffer son carnet d’adresse et prendre contact avec de potentiels nouveaux clients sur Cannes et Monaco. Je le voyais rarement durant ces deux jours.

Le soir de la clôture du festival, on frappe à ma porte pour me déposer une housse de grand couturier. Intriguée, je commence à l’ouvrir mais je suis interrompue car on frappait de nouveau à la porte. Deux personnes se tenaient devant moi et m’annoncèrent qu’elles avaient la consigne de faire de moi une déesse. Abasourdie, je les ai laissé rentrer sans rien dire. Durant 2 heures, j’ai été chouchouté : soin du visage, coiffure, maquillage. Une fois qu’elles ont eu terminé leur « mission », l’une des deux esthéticiennes me tend un sac avec un clin d’œil :

- C’est en complément de la tenue que vous avez reçu tout à l’heure !

Curieuse et excitée comme une petite fille la veille de Noël, je me suis précipitée pour ouvrir le sac. Une paire de Louboutins sublimes s’y trouvaient !

Immédiatement, j’ai ouvert la housse pour y découvrir une splendide robe Armani. D’un pourpre intense, la robe s’accordait merveilleusement à mes cheveux roux. Le dos de la robe avait un décolleté vertigineux, jusqu’à la chute de mes reins. Une fois habillée, j’enfilais les escarpins aux talons démesurés. Je me regardais dans le miroir et je n’en crus pas mes yeux. Je me trouvais époustouflante !

Mon téléphone se mit à vibrer. C’était un texto de mon homme «  RDV à 21h, une limousine t’attendra. Ton chaton ».

Il ne me restait que quinze minutes devant moi. Quinze minutes qui me paraissaient une éternité. Je descendais dans le hall de l’hôtel, quand un chauffeur m’appela et me fit signe de monter dans la limousine. Il me conduisit sur la Croisette sans un mot. Il s’arrêta devant un restaurant magnifique, la Palme d’Or. A peine ai-je dépassé le seuil du restaurant qu’un serveur me guide jusqu’à la terrasse. La vue surplombait la mer, j’avais le souffle coupé par ce superbe paysage ! Guillaume était assis à une table près de la plage et se leva dès qu’il m’aperçut. Il portait un smoking d’une élégance folle et je ne pus m’empêcher de sourire à sa vue.

- Tu es magnifique ma déesse. Cette robe est sublime, elle est vraiment faite pour toi !

- Tu as bon goût, je l’adore !! Je me sens belle et désirable habillée ainsi.

- Mais tu es toujours belle et désirable à mes yeux, que ce soit avec cette robe ou en tenue d’Eve, dit-il avec son air malicieux.

Il m’invite à m’installer avec lui à table et commande du champagne auprès du serveur. Malgré son apparente assurance, je le sens nerveux.

- Tout va bien ?

- J’ai eu tellement peur de te perde ces derniers jours. Je me sens comme au premier jour et je veux regagner ta confiance.

Une boule se forme au creux de mon ventre quand j’entends ses propos. Peut-être ai-je été trop dure avec lui ? Je devrais lui laisser une seconde chance, nous avons assez souffert tous les deux durant ces quinze derniers jours…

- Je ne veux pas te perdre non plus. J’ai été blessée par ton manque de confiance en moi, je ne veux plus de secrets entre nous !

- Ce n’est pas en toi que je n’ai pas confiance, mais en moi. J’ai eu peur de te faire fuir si je te racontais mon passé et le fait de ne rien te dire a conduit à ma plus grande crainte : que tu me quittes. J’ai été idiot et je ferai le nécessaire pour me faire pardonner !

Je le regarde en souriant et lui dis :

- Reste naturel avec moi, fini les cachotteries et tout ira bien.

Avec un soupir de soulagement, il me sourit en retour. Il se lève sans un mot et contourne la table pour se rapprocher de moi. Son regard intense reste planté dans le mien, il me prend la main sans un mot et commence à s’agenouiller. Je reste abasourdie par ses gestes et appréhende la suite…

- Zoé… je suis certain que tu es la femme de ma vie. Ces jours loin de toi ont été une véritable torture. Je ne veux plus vivre cela et souhaite t’avoir à mes côtés pour le reste de ma vie. J’ai certes une petite fille mais cela ne m’empêche de vouloir fonder une famille avec toi, et le plus tôt sera le mieux. Je t’imagine déjà avec le ventre rond et avoir une mini Zoé serait ma plus grande fierté…

Il accompagne ses propos par un mouvement de main vers sa poche. Je retiens mon souffle et ne peux dire un mot. Il sort un écrin noir. Je reconnais immédiatement la petite étoile argentée qui orne le couvercle de l’écrin. Il me tend, sans un mot, la superbe bague de diamants Mauboussin et attend ma réaction. J’ai le souffle coupé et mon regard se pose instantanément sur lui, complètement interdite.

- Zoé, veux-tu devenir ma meilleure amie, ma femme, mon amante, ma complice, la mère de mes futurs enfants ?

En larmes, je lui saute au cou dans une explosion de joie en lui répondant un grand « oui » ! Nous arrivons difficilement à retrouver notre calme. Mon chaton m’embrasse tendrement :

- Reprenons nos esprits et terminons ce savoureux dîner. Je propose que nous fêtions cet événement en rentrant à l’hôtel.

C’est la première fois que j’étais aussi impatiente de terminer un repas !

Deux mois après ces événements, les choses ont beaucoup évoluées pour chaton et moi. Nous épluchons quotidiennement les annonces à la recherche d’un appartement plus grand. En effet, Guillaume a pu obtenir à l’amiable la garde alternée d’Amélia. Mais la plus grosse difficulté que nous rencontrons dans nos recherches, c’est de trouver un appartement non pas avec deux chambres mais trois ! Les retrouvailles cannoises ont porté leurs fruits, Amélia aura d’ici quelque mois un petit frère ou une petite sœur !

A suivre….

FIN

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