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samedi 20 septembre 2014

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L’innocence, de Brian Deleeuw


Date: 18 septembre 2014
Collection:
Edition: Super 8
Genre: psychologique
Prix: 20,00 €

Présentation de l’éditeur

Il a six ans et il s’appelle Luke Nightingale. Lors d’une froide après-midi de novembre, dans une allée de Central Park il fait la connaissance de Daniel et sa vie bascule. L’amitié qui va naître de cette rencontre ne ressemble à aucune autre. En instance de divorce, Claire, la mère de Luke n’a guère le temps de s’occuper de son fils et de son nouvel ami. Il y a pourtant quelque chose d’anormal chez Daniel. Exigeant et exclusif, il s’emploie à faire le vide autour de Luke comme s’il se nourrissait de son malheur. Ça tombe bien : Luke est souvent malheureux. Mais ne pourrait-il l’être encore plus ? Peu à peu, ce qui n’était en apparence qu’une amitié entre deux enfants prend les allures d’une manipulation terrible dont il devient vital pour Luke de se défaire. Douze ans plus tard, alors que l’enfant devenu adulte entre à l’université, Daniel est de retour. Et le jeune homme doit désormais se battre pour garder le contrôle de son existence. Car certaines amitiés semblent destinées à ne jamais mourir...

Dès les premières pages de L’Innocence, le lecteur est pris à la gorge par une impression de menace diffuse, qui ne fera que s’amplifier jusqu’à l’explosion finale. Chronique d’un désastre annoncé, ce thriller psychologique dérangeant et paranoïaque, vibrant d’une tension extrême, révèle un écrivain de tout premier ordre.

Avis de Marnie

Si la quatrième de couverture nous induit volontairement en erreur... nous comprenons en fait, au bout de deux pages les tenants et aboutissants... et oui, la fin ne provoquera pas de surprise effarée chez le lecteur. Cependant, ce n’est pas le suspense qui est important ici, mais plutôt, la manière de procéder de l’auteur. Pour ce premier roman, Brian Deleeuw se place du point de vue, non pas du dominé qui se laisse peu à peu influencer par le dominant, mais l’inverse : comment la personnalité dominatrice s’empare peu à peu de Luke, qui va pourtant tenter de se libérer de son emprise.

Et comme nous comprenons rapidement de quoi il est exactement question, nous ne pouvons nous défaire nous-mêmes d’un certain malaise en observant le déroulement psychologique de cette intrigue angoissante. Tout commence comme un jeu d’échappatoire, pour s’évader d’une réalité perturbante mal vécue par un enfant de six ans. Le combat devient de plus en plus névrotique, où tous les repères s’effacent les uns après les autres.

C’est ce cheminement qui semble teinté de fantastique qui entraîne le malaise chez le lecteur, tant l’ensemble est discordant et pourtant inéluctablement si juste. Daniel nous raconte ainsi toute l’histoire... avec ce détachement glacial... Psychopathe ? Sociopathe ? Il analyse l’attitude, juge, condamne ou combat l’attitude de Luke, la névrose de Claire... avec un machiavélisme qui fait froid dans le dos. C’est ce choix d’écriture qui rend l’ensemble tout à fait impressionnant !

Très dérangeant... extrêmement efficace... et quelque part, bon sang que cela fait peur !

Mots clés de l'auteur :

Psychologique
   Aller de l’avant, de Melissa Collins
   L’appel du mal, de Lisa Unger
   L’innocence, de Brian Deleeuw
   Chambre 507, de J.C. Hutchins et Jordan Weisman
   Les somnambules se réveillent tard, de Elodie Geffray
   Noir ego, de Pierre Gaulon
   Puzzle, de Franck Thilliez
   Le purgatoire des innocents, de Karine Giebel
   Celle qui n’était plus, de Boileau-Narcejac
   Désordre, de Penny Hancock
   Le manuel du serial killer, de Frédéric Mars
   La maison des belles personnes, de Gabriel Rolon
   Défendre Jacob, de William Landay
   L’affaire Clémence Lange, de Laura Sadowski
   Lumière dans une maison obscure, de Jan Costin Wagner
   La vérité sur l’Affaire Harry Quebert, de Joël Dicker
   Le deuxième homme, de Hervé Commère
   Le cercle, de Bernard Minier
   Ceux qui restent, de Jane Casey
   Beau parleur, de Jesse Kellerman
   Celle qui devait mourir, de Laura Lippman
   Le temps n’efface rien, de Stephen Orr
   La peur elle-même, de Laura Sadowski
   La géométrie du tueur, de Laura Sadowski
   Alex, de Pierre Lemaitre
   Derrière la haine, de Barbara Abel
   Citrus County, de John Brandon
   Au lieu-dit Noir-Etang, de Thomas H. Cook
   Le refuge, de Niki Valentine
   Je ne suis pas celle que je suis, de Chahdortt Djavann
   Tes dernières volontés, de Laura Lippman
   Séquestrée, de Chevy Stevens
   Sous les mains sanglantes, de Val McDermid
   La fureur dans le sang, de Val McDermid
   Un désir trouble, de Megan Hart
   Fractures, de Franck Thilliez
   Pour te retrouver, de Heather Gudenkauf
   ça aurait pu être le paradis - roman policier de Camilla Grebe et Asa Träff
   Les lieux sombres, roman à suspense de Gillian Flynn
   La spirale des abysses, d’Olivier Descosse
   Le temps du loup, roman policier de Thomas Kanger
   Les enfants du néant, d’Olivier Descosse
   Derrière la porte, roman de Marc Pirlet
   Intrusion, d’Elena Sender
   Viens plus près, de Sara Gran
   L’heure trouble de Johan Theorin
   Manhattan Freud, de Luc Bossi
   Ce bouleversant désir de Brenda Novak
   Ma vie pour la tienne de Jodi Picoult
   Bad monkeys de Matt Ruff
   La saison de la chasse de Liz Rigbey
   1408, Adaptation de la nouvelle de Stephen King
   Le sceau du secret de Charlotte Link
   Sanctum, de Denise Mina
   L’interprétation des meurtres roman de Jed Rubenfeld
   La femme aux yeux d’or de Elisabeth Lowell
   Paper Moon de Marion Husband
   L’Echiquier du mal de Dan Simmons
Deleeuw Brian
   L’innocence, de Brian Deleeuw
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