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jeudi 9 octobre 2014

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Moscou Babylone, de Owen Matthews


Date: 2 octobre 2014
Collection:
Edition: 10 / 18
Genre: roman
Prix: 8,40 €

Présentation de l’éditeur

« En Russie, j’ai aimé et j’ai tué. Et j’ai découvert que, des deux, c’est l’amour qui est le plus terrible. »

Expatrié à Moscou, Roman Lambert s’épanouit dans la jungle postsoviétique des années 1990. Orgies, violence, luxe, corruption : une jouissive métamorphose pour ce jeune Anglais enviant la dépravation de ses nouveaux « amis ». Jusqu’à sa rencontre avec Sonia, aussi belle et tragique qu’une peinture du Caravage, et cet acte irréparable, qui précipiteront sa descente aux enfers... Avec ce récit vertigineux, l’auteur remarqué des Enfants de Staline offre une troublante et lucide plongée au cœur de l’âme russe. Fascinant.

Avis de Marnie

La quatrième de couverture est excellente, avec cette phrase choc qui définit parfaitement l’impression que l’on aura en refermant ce livre. Owen Matthews qui a vécu à Moscou pendant ces années 90 en tant que rédacteur en chef du magasine Newsweek, se replonge avec un recul tout aussi impressionnant dans cette atmosphère irréaliste et exacerbée de violence et de jouissance. Et oui, nous sommes fascinés par ce qu’il décrit... et surtout nous comprenons mieux la Russie de Poutine en prenant conscience de ce qui se passait à Moscou vingt ans auparavant.

Son anti-héros est un anglais qui vit actuellement à Moscou, et qui se replonge dans ses souvenirs, à la première personne. Il juge avec un regard lucide, dur et sans concession ce jeune homme qui se voulait cynique venu tenter de gagner de l’argent facilement dans une capitale qui s’ouvrait au monde. Ce qui est étonnant, bien que le ton de l’auteur soit un mélange de mépris et d’auto-dérision, c’est que nous allons ressentir une vraie empathie pour ce britannique dont le sol va peu à peu se dérober sous ses pieds sans qu’il en prenne vraiment conscience... ce jeune méchant qui va trouver bien plus méchant que lui...

Nous suivons tous ses excès... et cette description des journées et des nuits moscovites où alcool, sexe et drogue constituent un cocktail ravageur qui mène tout droit à l’enfer. Roman Lambert ira jusqu’au point de rupture ou amour et mort vont se retrouver inéluctablement mêlés, dans une grande envolée de sentiments poussés à leur paroxysme. Cet anti-héros poursuivra une sorte de quête effrénée jusqu’au point de se perdre irrémédiablement, même si comme Roman Lambert le dit lui-même dans les premières lignes de ce récit : c’est une histoire qui se termine bien !

Le second personnage du roman... C’est Moscou, la ville elle-même, ou plutôt l’âme russe que chaque personnage expliquera d’une manière ou d’une autre à Roman Lambert, sans qu’il en comprenne vraiment le sens avant qu’il ne soit trop tard. Les images deviennent clichés, les clichés deviennent vérités, et les vérités ne sont pas ce que l’on croit ! Tout se mélange avec excès dans une plongée aux enfers dont même le lecteur ne peut sortir indemne.

Eprouvant, fascinant... et passionnant ! Un roman brillant que l’on ne peut oublier après l’avoir refermé.

Mots clés de l'auteur :

Matthews Owen
   Interview de Owen Matthews
   Moscou Babylone, de Owen Matthews
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